Résumé

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol Contes gais. Les belles imbéciles (1867)

Armande avait le coeur serré.
— Laisse-la, dit-elle à Charles. Je l'avais mise en pénitence, elle boude.
Louise baissa le regard, comme si elle eût eu de la honte, et elle en éprouvait peut-être, non pour elle, mais pour sa mère qui, en disant cela, mentait.
On l'envoya dîner avec la bonne, qui n'avait ni la bonté ni la myopie de Charles, et qui, voyant pleurer cette innocente, la cajola tant qu'elle put.
— Pauvre petit ange! dit-elle. Ne faut-il pas que tu l'embrasses aussi toi !...
Source : Gallica

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol Contes gais. Les belles imbéciles (1867)

LE CANDIDAT DE L'INDRE-ET-CHER 269
Paul avait froid au coeur, et chaque bruit résonnait dans sa cervelle comme une détonation. N'entendant plus rien, à un moment, il alla jusqu'à la fenêtre. Le cocher était sur son siège; attendant.
Eh bien, Paul espérait encore; mais quelle était poignante son espérance ! Une torture indicible, et telle que, lorsque Rose apparut, au bas du vestibule, qu'il la vit monter en voiture et partir, ce lui fut comme un soulagement; du moins, il était fixé maintenant !...
Il est vrai qu'il regrettait de l'être : on n'est jamais content de rien !
Source : Gallica

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol Contes gais. Les belles imbéciles (1867)

Pauvre petit! s'écria la veuve en fondant en larmes. Voilà ce que c'est que d'avoir eu un père qui l 'était que savant et philanthrope ! Il ne t'a pas amassé d'écus, lui, et il est cause de ton malheur. Va, cher agneau, brise ton coeur à la loi fatale des triomphateurs de l'époque; on n'a pas le droit d'aimer quand on n'a pas suffisamment de foin dans ses bottes ! Et c'est ta propre famille qui te condamne à une destinée misérable. Ah! l'amour! y songes-tu? Bon pour les riches, mon chérubin ! Va ! que tes larmes arriéres creusent tes joues flétries prématurément
Source : Gallica

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