Auguste Lacroix

Résumé

Auguste Lacroix La famille Robert (1882)

D'après tout ce que nous avons dit du ménage de Gaston et de Mathilde, il y avait tout à croire qu'un jour ou l'autre il tournerait mal ; car, quand il n'y a ni accord, ni entente, ni sympathie entre le mari et la femme, on ne peut que s'attendre à quelque catastrophe. Que l'amour par le temps s'affaiblisse, on peut encore l'admettre ; mais quand l'amitié n'existe plus ni d'un côté ni de l'autre, il n'y a plus rien à espérer et on ne peut attendre que des malheurs.
Source : Gallica

Auguste Lacroix La famille Robert (1882)

Non, papa, elles ne sont pas heureuses ; Irma ne fait que pleurer parce que son mari est toujours loin d'elle et qu'il court des dangers à l'armée.
Mathilde pleure de son côté parce que le sien passe tout son temps hors de chez lui, soit qu'il promène ses chevaux, qu'il déjeune en ville, ou qu'il passe une partie de ses nuits à son cercle. Mathilde est donc comme une pauvre abandonnée. Vous ne savez pas cela, papa ?
– Non, ma fille, répliqua M. Presta, c'est la
première fois que j'en entends parler, je m'en informerai dès que je pourrai sortir.
Source : Gallica

Auguste Lacroix La famille Robert (1882)

J'ai rencontré tant d'ingratitude et d'injustice chez les hommes, que je ne crois plus à rien, quant à l'avenir de notre pauvre pays ; quelle espérance peut-on concevoir d'une nation aussi inconstante que la nôtre, quand on a vu Louis XVI, cet excellent roi, si doux et si bon, porter sa tête sur l'échafaud ; quand on a vu la guillotine en permanence ; quand on a vu Napoléon Ier, après avoir sauvé la France et acquis tant de gloire, mourir misérablement à Sainte-Hélène ; Charles X, ce malheureux roi d'un jour,
mourir en exil
Source : Gallica

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