Ernest Daudet,
Le crime de Jean Malory
(1877)
“ Allons donc ! s'écria Renée. Il l'est encore assez pour m'inspirer un moyen de salut. – Lequel, je vous prie ? – Vous me croyez réduite à adopter l'un ou l'autre de deux partis également horribles, livrer mon père ou être à vous ! Il en est un que vous avez oublié. J'affirme sur mon honneur que je défends, monsieur, qu'au premier pas que vous faites de mon côté, je me tue ! – Pour se tuer, il faut une arme. Disant ces mots, Bedleben se rapprocha prudemment du pistolet et du poignard qu'il avait déposés sur une table, comme s'il eût voulu les défendre contre Renée. ”
