Résumé

Portrait de Ann Ward Radcliffe Ann Ward Radcliffe La forêt, ou l'abbaye de Saint-Clair…

«Adeline peut vous en rendre compte, dit madame La Motte.—Je n’ai pas mérité cela, dit Adeline en se levant; mais puisque ma présence déplaît, je me retire.»
Elle faisait un mouvement pour sortir, lorsque Louis, qui marchait dans la chambre avec l’air de l’agitation, lui prit doucement la main, en disant: «Il y a là-dessous quelque malheureuse méprise.» Il voulait la reconduire à son siége; mais son âme était trop abattue pour soutenir une plus longue contrainte, et retirant sa main: «Laissez-moi m’en aller, dit-elle; s’il y a quelque méprise, il m’est impossible de l’expliquer.»
Source : Gutenberg

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Adeline s’était retirée dans sa chambre. Quand sa première agitation se fut apaisée, elle fit l’examen général de sa conduite, et n’y trouvant rien dont elle pût s’accuser, elle n’en fut que plus contente d’elle-même. Sa satisfaction la plus grande, elle la tirait de la pureté de ses intentions. Au moment qu’on l’accuse, l’innocence peut être quelquefois accablée par l’effroi du châtiment qui n’est dû qu’au crime; mais la réflexion dissipe les prestiges de la terreur, et porte au fond d’une âme déchirée les consolations de la vertu.
En sortant, La Motte était allé dans la forêt.
Source : Gutenberg

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Pendant cette conversation, La Motte était resté absorbé dans ses réflexions; et Louis, ne pouvant se douter quel en était le but, regardait attentivement sa mère et Adeline pour s’en éclaircir; mais il regardait cette dernière avec une expression si remplie de tendre pitié, qu’il découvrit en même temps à madame La Motte les sentimens de son cœur. Elle répliqua sur-le-champ aux dernières paroles d’Adeline, de l’air le plus sérieux: «L’amitié n’a de prix qu’autant que notre conduite s’en rend digne; l’amitié qui survit au mérite de la personne aimée, est une disgrâce pour les deux parties.»
Source : Gutenberg

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