Silvio Pellico,
Mes Prisons
(1913)
“ Toutes les fois que Tremerello entrait dans ma prison, il me disait : « Monsieur n’a pas encore de réponse. — C’est bien », répondais-je.Le troisième jour il me dit : « Monsieur N. N. est à moitié malade.— Qu’a-t-il ?— Il ne le dit pas, mais il est toujours étendu sur son lit ; il ne mange pas, ne boit pas, et est de mauvaise humeur. »Je fus ému en pensant qu’il souffrait et qu’il n’avait personne pour le consoler.Ce cri s’échappa de mes lèvres, ou plutôt de mon cœur : « Je lui écrirai deux lignes.— Je les porterai ce soir », dit Tremerello ; et il s’en alla. ”

