Alexandrine Des Écherolles,
Une famille noble sous la Terreur
(1879)
“ Le gardien, respectant ma douleur, eut la discrétion de ne point y entrer. Plongée dans de profondes pensées que Dieu seul a vues, je gémissais devant lui de l'inutilité de mon existence, un vide affreux s'était fait dans ma vie, et mon âme se détachait de la terre. Ma tante avait emporté avec elle le but de mes soins, de mes voeux, de mes craintes. Elle était, à mon réveil, ma première pensée, comme elle en était la dernière à la fin du jour. Qu'avais-je à faire ici-bas? privée d'elle, tout était vide autour de moi, et mon coeur s'élançait vers le ciel pour l'y retrouver. ”
