Charles Lafont

Résumé

Charles Lafont Daniel : tragédie en cinq actes (1848)

SAPHIRA.
Jo me meurs.
(Daniel sort d'un côté avec Benassar ; Saphira de l'autre.)
SCENE V.
LE ROI, THARÈS, SUITE.
LE ROI.
Amestris! c'était elle; ô supplice!
Et dans l'obscurité j'ai vu fuir son complice!
Oui, l'ombre offre un asile à ses pas effrayés.
Je suivais l'insolent pour l'abattre à mes pieds; Et ramassant sur lui ma colère et ma haine, J'avais, dans le palais, laissé rentrer la Reine.
Déjà, pour le punir, mon bras était levé; Vain effort! je ne sais quel démon l'a sauvé; Au détour d'un sentier il a su disparaître, Et mes yeux éblouis n'ont pu le reconnaître.
Source : Gallica

Charles Lafont Daniel : tragédie en cinq actes (1848)

LA REINE.
Daniel! cher époux!
LE ROI.
Qui m'appelle ?
Amestris
LA REINE.
0 puissance, ô justice éternelle!
LE ROI, du haut du bûcher.
Dieu de Jérusalem, ô loi dont le bras fort Ouvre et ferme à son gré les portes de la mort, Libre à peine du joug dont j'ai subi l'outrage, Mon premier mouvement est de te rendre hommage.
Seigneur, toi seul est Dieu; loi seul est grand et bon.
Ma perte et mon salut sont un hymne à ton nom!
LA REINE.
Ah! qu'il soit reconnu par tout ce qui repire, Cet adorable Dieu dont la colère expire ; Comme toi je renais à la vie, au bonheur
Source : Gallica

Charles Lafont Daniel : tragédie en cinq actes (1848)

Moi, Roi, moi, presque dieu, trahi pour un esclave!
Le dernier des mortels m'outrageait sans effroi !
Allons, cœur éperdu, contiens-toi, contiens-toi.
Tharès, tu vois mes pleurs, n'en dis rien si tu m'aimes.
THARÈS.
J'ai fait exécuter vos volontés suprêmes ; Le prince votre frère est mandé dans ces lieux, Et la reine Amestris va paraître à vos yeux.
LE ROI.
Donne-moi de ton zèle un gage véritable ; Ne me déguise rien. Tu la savais coupable, N'est-il pas vrai, Tharès, et c'est grâce à tes soins Que mes yeux de son crime ont été les témoins?
Source : Gallica

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