Eugène Faivre

Résumé

Eugène Faivre Versailles, épopée

Pour mater ce victorieux, Ses bons voisins se mettent quatre, Et par lui, tournoi curieux, C'est à qui se fait le plus battre.
Il a Turenne, il a Condé : Moi, j'ai Mansart et j'ai Le Nôtre ; L'un embellit ce qu'a fondé, Avant que de s'éteindre, l'autre.
J'ai la machine de Marly, Louis a le fusil à pierre, Il a Bossuet, j'ai Lulli, Mais nous avons perdu Molière.
Et si l'on m'ajoute un fleuron, Rendant ma beauté plus notoire, Mon roi, bouclant son ceinturon, Se pare en plus d'une victoire.
Nous nous élevons de concert, Notre gloire a même carrure : Le génie est le dieu qu'il sert.
Source : Gallica

Eugène Faivre Versailles, épopée

Château de Vaux, que chante au moins un vrai poète, C'est à toi que je dois d'exister, car la fête Que Nicolas Fouquet, un jour d'août, offre au roi, A Louis suggéra ce qu'il a fait de moi.
Comme tant de chefs-d'œuvre, hélas! c'est à l'Envie Qu'il me faut imputer mes splendeurs et ma vie !
D'ailleurs, j'aime à savoir qu'en devénant cruel, Qu'en foudroyant Fouquet ce fut moins le duel D'orgueil, que le duel d'amour, ô La Vallière !
Qui dans ton amant mit sa rigueur singulière.
Source : Gallica

Eugène Faivre Versailles, épopée

S'il est régent, tu régneras, Et c'est là tout ce qui t'occupe, Aussi le tzar Pierre, aux cils ras, A-t-il voulu voir sous ta jupe.
Cependant, Louis se débat Sous l'étreinte de l'agonie, Et livre son dernier combat Sans mentir à son fier génie.
Impassible et digne, il s'en va, Sans regret et sans défaillance, Pour recevoir de Jéhovah, Non plus pour donner audience.
Il reste grand devant la mort, Et c'est d'un élan calme et large,
Que de son corps inerte sort Son esprit toujours hors de marge.
Source : Gallica

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