Andrée Viollis,
La vraie Mme de La Fayette
(1925)
“ Quel trouble, quelle angoisse, faite de tendresse jalouse et un peu amère, agitait son âme lorsqu'elle comparait ces transports violents d'une tumultueuse sensualité au sentiment, plus durable peut-être, mais bien plus pâle, fait d'amitié plus que d'amour, pareil à une fleur décolorée d'arrière-saison, qu'elle inspirait à M. de La Rochefoucauld ! Tout ce qu'il y eut de plus humain ou, pour mieux dire, de plus féminin en Mme de La Fayette palpite et saigne en cette lettre écrite à l'heure douloureuse et divine où l'âme envahie peu à peu par l'amour, résiste encore tout en cédant déjà. ”
