Villetard de Laguérie

Résumé

Villetard de Laguérie Revue des Deux Mondes

LE CIMETIÈRE CATHOLIQUE
DE PÉKIN Les coutumes judiciaires des Chinois, déterminées, comme leurs mœurs et leurs pratiques administratives, par l’adoration des ancêtres, comportent des pénalités contre les morts. Certains criminels sont ainsi frappés d’un châtiment ajouté à la peine capitale par la suppression de tout honneur et de tout culte pour leurs ascendans décédés, dont les cendres sont même, parfois, exhumées et dispersées.
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De là, une avenue dallée, large de trois mètres, jalonnée de lions et de tortues portant des stèles, mène à un tertre, qui dresse, le long du mur terminal du cimetière, une couronne de vases et d’animaux ornementaux, surmontée d’un grand autel. Tout est de marbre blanc. Mais il faudrait employer le mode passé, car lions, stèles, tortues, vases, étaient culbutés et brisés.
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Dès 1611, un moine espagnol de cet ordre, Morales, missionnaire au Fokien, avait très violemment attaqué et stigmatisé d’idolâtrie la tolérance de Ricci et des Jésuites pour les usages qui sont le fondement de toute la vie civile et politique de Chine. Et, une première fois, la Papauté, par la bouche d’Innocent X, avait donné raison aux enfans de Saint-Dominique et interdit aux chrétiens chinois les cultes de Confucius et des Ancêtres.
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