Abel Bonnard,
Revue des Deux Mondes
“ A la lisière de l’art chinois, comme un buisson chauffé, enrichi, paré par l’automne, on aperçoit d’abord un enchevêtrement de longs glands de soie, de colliers, de boucles, des tabatières, des noyaux sculptés, des lanternes, et les anneaux de bois ou de jade qu’on mettait au pouce pour tirer de l’arc, et les cages de filigrane où l’on enfermait une fleur parfumée ; sur tout ce brillant fouillis papillonne un vol d’éventails ; au-dessus planent des cerfs-volants. Ce qu’annoncent ces petites choses, c’est une frivolité compassée, une vie minutieuse, un goût d’étiquette et d’afféterie. ”
