Résumé

C Vray Mes Campagnes, par une femme. Cochinchine et Chine… (1904)

Père, mère, enfants passent, sur ce frêle esquif, souvent toute une vie au plein air, sous le soleil, évitant à peine la pluie en s'abritant sous le roof en bambou, organisé comme les bâches des voitures de paysans. C'est là-dessous qu'on dort, qu'on mange, que sont déposés les bébés ; une natte leur sert de berceau, la secousse les berce et les endort ; ils font leurs premiers pas sur le rebord du bateau et n'ont garde de tomber à l'eau.
Source : Gallica

C Vray Mes Campagnes, par une femme. Cochinchine et Chine… (1904)

Ceux qui se respectent à Mytho, quand vient cinq heures du soir, prennent leur voiture et vont se promener dans les environs.
Ceux qui ne se respectent pas, prennent tout simplement leur canne et s'en vont « tirer une petite bordée » le long du fleuve.
On y voit mille et une choses qui ont bien leur intérêt pour quiconque est curieux de s'instruire des moeurs et usages d'un pays.
Tout un populo chinois et annamite va et vient sur ces quais, tandis nue d'une échope à l'autre, on entame des conversations sans fin, chacun restant devant sa porte, assis sur ses talons.
Source : Gallica

C Vray Mes Campagnes, par une femme. Cochinchine et Chine… (1904)

Dès le réveil, grand émoi dans le camp, toutes les portes des paillottes s'ouvrent comme par enchantement et, correct dans sa tenue cachou, le chignon roulé dans le turban noir, le salako indigène, à pointe de cuivre, maintenu par une jugulaire rouge, nouée derrière le cou, le soldat annamite plein d'entrain se précipite à l'exercice, aux corvées ou à la marche.
Les femmes aussi, ne tardent pas à sortir de la case, on finit de s'habiller sous la longue vérandah, on cause entre voisines, on fait la toilette des enfants et le va-et-vient du ménage commence dès l'aube.
Source : Gallica

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