Résumé

Antoine Chansroux L'Ile de Khong. Lettres laotiennes d'un engagé volontaire… (1896)

La côte d'Afrique se montre, comme toujours, triste, nue, aride : à peine quelques taches de verdure de loin en loin ; la baie s'ouvre en demicercle : quelques maisons européennes, la Résidence, le village arabe avec ses reflets blancs ; dans le fond, le tombeau d'un kadiffe ; dans le lointain, des montagnes aux rocs nus ; un soleil resplendissant, une mer bleue où, en certains endroits, des reflets d'un joli vert émeraude signalent les dépressions du fond. C'est toujours le même paysage africain, triste, desséché, où il n'y a de place que pour le soleil.
Source : Gallica

Antoine Chansroux L'Ile de Khong. Lettres laotiennes d'un engagé volontaire… (1896)

Saïgon, avec ses larges avenues, ses promenades splendides, ses maisons, véritables monuments, est plus beau encore ; la végétation y est grandiose : c'est la flore tropicale dans toute sa splendeur... Cholon, où je suis fixé pour quelque temps, est une ville essentiellement chinoise. Je nage depuis hier dans le nouveau, le pittoresque. Cette vie nouvelle, au milieu des petits Annamites au costume sombre, aux cheveux enroulés en natte, parmi les Fils du Ciel aux longues tresses pendantes, cette langue bizarre que j'entends pour la première fois, tout cela me fait un peu l'effet d'un rêve.
Source : Gallica

Antoine Chansroux L'Ile de Khong. Lettres laotiennes d'un engagé volontaire… (1896)

Nous sommes en vue de Poulo-Condor, île servant de lieu de déportation aux condamnés annamites ; demain, nous débarquerons à Saïgon.
Depuis que je t'ai écrit le commencement de cette lettre, nous avons joui d'un temps superbe, naviguant comme sur un lac au milieu d'îlots et d'îles merveilleuses de verdure et de pittoresque.
Notre traversée, somme toute, aura été magnifique : très peu de gros temps et une chaleur toujours tempérée par une forte brise.
Source : Gallica

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