Raoul Postel, A travers la Cochinchine (1887)
“ Dans les villes, à Saïgon et à Cho-len par exemple, les pagodes élèvent leurs toits fantastiques dans les plus beaux quartiers indigènes, ayant soin de dominer pieusement les vaniteux et les riches. Aussi concevra-t-on que le luxe y soit excessif: les Chinois, principalement, poussent jusqu'à ses dernières limites la plus fabuleuse ostentation : ce n'est pas la foi qui délie leurs bourses, c'est l'orgueil; tel riche et gras commerçant tiendra à coeur d'éclipser son rival dans l'offre des dons magnifiques dont il pare son idole favorite et son temple. ”
