Résumé

Raoul Postel La Cochinchine française, par Raoul Postel… (1883)

Sans qu'il puisse être encore comparé à la rade si merveilleusement animée de Singapore, notre port saïgonais n'en est pas moins fréquenté par de nombreux navires de toute forme et de toute provenance : prahos et lorchas des Malais, jonques des Chinois, barques pontées des Annamites, bâtiments de guerre des diverses nations européennes qui ont des stations coloniales dans l'extrême Orient, bâtiments de commerce portant tous les pavillons du globe, paquebots et steamers pour les destinations les plus multiples. C'est un va-et-vient quotidien, dont la contemplation m'a toujours charmé.
Source : Gallica

Raoul Postel La Cochinchine française, par Raoul Postel… (1883)

ANNAMITES
L'Annamite a les prunelles saillantes, le nez épaté, le front déprimé, la barbe rare, le teint jaune : par ces caractères, il se rattache à la race mongolique. Il est chétif, avec des membres grêles et des extrémités fort petites. Il a le gros orteil très écarté des autres doigts du pied : nulle autre race ne possède cette particularité étrange, qui lui a valu, de la part des Chinois, le surnom injurieux degiao-ehi. Les femmes sont assez jolies, quand elles ne s'adonnent pas au bétel. Elles ont le teint presque blanc, et les formes admirables ; mais elles vieillissent vite.
Source : Gallica

Raoul Postel La Cochinchine française, par Raoul Postel… (1883)

L'aspect de l'Arroyo-de-la-Poste est peut-être plus agréable encore que celui de l'Arroyo-Chinois : la végétation y est plus luxuriante, la richesse du sol et des habitants plus apparente. On passerait de pleines heures à contempler les détails délicieux de ce cours d'eau, les feuillages si gracieux de l'aréquier, du palmier, du bananier qui se pressent sur ses bords, les admirables jeux de la lumière qui, sous les arcades de verdure, glisse et va se réfléchir çà et là sur quelque objet brillant.
Source : Gallica

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