Auguste Gilbert de Voisins

Auguste Gilbert de Voisins

Résumé

Portrait de Auguste Gilbert de Voisins Auguste Gilbert de Voisins La conscience dans le mal: roman (1921)

Une explosion de gaîté bruyante fut la seule réponse du chanteur.
«Si vous ne le croyez pas, Boucbélère, alors, c’est vilain! déclara Leslie qui semblait souffrir.
—Une leçon? à moi! oh! mon petit, va danser sur ta corde!...
—Fichez donc la paix à cet enfant,» interrompit Mme Randal d’une voix nette.
Boucbélère, ayant pris le ciel à témoin de la pureté de ses intentions, se rassit, le visage marqué d’une grimace excessive d’ironie. Rachel, très nerveuse, mais qui n’osait intervenir, le flatta d’un long regard, comme elle eût déclaré: «Je suis de cœur avec toi, mon bel Octave!»
Source : Gutenberg

Portrait de Auguste Gilbert de Voisins Auguste Gilbert de Voisins La conscience dans le mal: roman (1921)

Mathieu se sentait tout changé, d’humeur hargneuse. Il parlait à peine à son ami Hourgues et sans aménité: attendre tout un jour, tous{133} les jours qui suivent, du matin jusqu’au soir, se réveiller, la nuit, pour attendre encore, cela aigrit, cela exaspère, cela rend agressif. Plus tard, quand elle serait venue, on verrait bien, on discuterait, on se rendrait compte, on retrouverait la liberté de penser et d’agir... Halluciné par cette attente, Mathieu était chez lui comme en prison. Il n’en pouvait plus! Il fallait que quelqu’un lui ouvrît la porte qu’il ne pousserait pas tout seul.
Source : Gutenberg

Portrait de Auguste Gilbert de Voisins Auguste Gilbert de Voisins La conscience dans le mal: roman (1921)

Celles de Jérôme Hourgues, de sa femme, voire de sa fillette lui agréaient mieux; avec la petite Alice, il s’oubliait à jouer des heures entières sur le sable de la plage, mais bientôt l’influence de l’oncle toujours goutteux, sarcastique et revêche se manifestait à nouveau. Déprimé, Mathieu ne jouissait plus de ce paysage de la mer et des bois qu’il aimait tant: d’un jour gris, il ne sentait que la tristesse, d’un jour lumineux et chaud, le seul accablement. Pour le réconforter, Villedon, sa maison natale, n’éveillait en lui que de trop lointains souvenirs.
Source : Gutenberg

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