Résumé

Portrait de Édouard Rod Édouard Rod,  La Chute de Miss Topsy

“ Topsy attendait des paroles qui ne vinrent pas.
Distraite, elle exécuta ses « pirouettes » avec une indifférence visible. Elle fut peu applaudie. D’ailleurs, elle ne s’en aperçut pas, et se hâta de se rhabiller pour venir un moment encore auprès de Frémy : il l’aimait, puisqu’il l’avait embrassée ; elle n’en pouvait plus douter...
Rentrée chez elle, quoiqu’il ne lui eût dit que des choses insignifiantes, elle sentit son cœur se dilater dans une joie infinie : le baiser reçu brûla toute la nuit sur ses lèvres ; la vie lui apparaissait sous un jour nouveau, avec des rayonnements.
”
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Portrait de Édouard Rod Édouard Rod,  La Chute de Miss Topsy

“ Une femme mûre, grande, sèche, guindée, l’accompagnait.
— Allons à Mabille, dit Frémy.
Pellard se récria :
— Vous êtes fou !... Ça coûte dix francs d’entrée.
— Je vous invite.
Quelques couples dansaient, les hommes se trémoussant, les femmes levaient la jambe. D’autres erraient dans les bosquets, riant, ou quelquefois penchés l’un sur l’autre comme de vrais amoureux. Pellard admirait le luxe des toilettes, l’étalage des bijoux et les effets des glaces qui, placées partout, agrandissaient le jardin à l’infini, montraient d’innombrables becs de gaz et multipliaient les promeneurs.
”
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Portrait de Édouard Rod Édouard Rod,  La Chute de Miss Topsy

“ Frémy fut étonné de se sentir seul et de s’ennuyer. L’entr’acte lui parut interminable. Il regarda la salle : mais le public familial du dimanche ne l’intéressait pas.
Puis, quand Topsy entra dans la piste, il la trouva transfigurée. Cette fois, elle portait une robe et un corsage noirs, relevés seulement par des nœuds de rubans feu. Ses cheveux flottaient en ondulant un peu. Pick, le clown, gambadait pendant ses repos et ne la quittait pas des yeux tant que duraient ses exercices, roulant pour la voir sa grosse tête enfoncée sur son cou de taureau.
”
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