Résumé

Portrait de Franc-Nohain Franc-Nohain Les Mémoires de Footit et Chocolat

Le directeur est étonné, ce qui est assez naturel, lui qui ne voit pas Footit, Footit qui s’est approché à pas de loup, et qui, derrière son dos, fait mille grimaces à Raphaël, imitant l’attitude du directeur, mimant ses paroles, répétant ses mouvements :
— Ah çà ! qu’est-ce que vous avez, mon garçon ? finit par demander le directeur.
Et Raphaël, malgré ses efforts surhumains, n’arrive plus à se contenir, il pouffe... — et peut seulement, d’un geste d’excuse, montrer, là, derrière le directeur, quelque chose... quelqu’un... et balbutier, de sa voix étranglée par le rire : C’est lui !...
Source : Wikisource

Portrait de Franc-Nohain Franc-Nohain Les Mémoires de Footit et Chocolat

Mais les gifles que donne le second au premier ne sont pas des gifles méchantes, ce sont des gifles fatales ; il est dans la destinée de Footit de les envoyer et dans celle de Chocolat de les recevoir : voilà tout. Cela ne l’empêche pas de sourire d’ailleurs, ni d’être fier de son bel habit rouge, de ses escarpins vernis, de ses bas de soie, de son gilet blanc et de son « petite châpeau », un melon qu’il plante sur ses yeux et qu’il époussète avec un soin attendri chaque fois qu’il tombe à terre — ce qui lui arrive souvent ; les gifles, n’est-ce pas !...
Source : Wikisource

Portrait de Franc-Nohain Franc-Nohain Les Mémoires de Footit et Chocolat

Et le malheureux artiste n’aura qu’une chose à faire, qui est de « sauter » en effet, sauts périlleux en avant, en arrière, et la « roue », et le « poirier », et mille pirouettes, jusqu’à ce que le public, satisfait et calmé, lui permette de recommencer son « entrée », et ses jeux de mots, et ses farces avec l’écuyer, bref tout ce qui constitue la « littérature » de son rôle, tout ce qui, en un mot, est la gloire d’un homme comme Footit et son inimitable génie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature