Nina de Callias

Nina de Callias

Résumé

Portrait de Nina de Callias Nina de Callias,  Feuillets parisiens

“ Tel un ruisseau coquet épris d’une pervenche
Gargouille aux chants d’amour et dans son cœur s’épanche
Le chêne qui, noueux, étend son lourd arceau
En veut-il à la fleur, en veut-il au ruisseau !
enguerrand
Ruisseau, fleurs, en veut-il ? Il n’en veut pas, c’est juste !
La pervenche est charmante, et le chêne est auguste !
yseult
Oui ! le chêne est auguste, il est noble, il est bon,
C’est pourquoi vous allez nous pardonner.
enguerrand
Pardon !
Je ne me mêle pas des affaires du chêne
Qu’il ne se mêle pas des affaires du frêne !
yseult
Quel frêne ?
”
Source : Wikisource

Portrait de Nina de Callias Nina de Callias,  Feuillets parisiens

“ L’heure où l’oiseau d’amour ouvre son aile rose,
L’heure où les lutins bleus errent parmis les joncs,
L’heure où de frais soupirs s’exhalent des donjons,
L’heure où l’esprit des fleurs s’endort dans leurs corolles
L’heure des longs baisers et des lentes paroles,
L’heure douce au baron et douce au paysan,
L’heure enfin...
enguerrand
Il suffit, c’est bien. Allez vous-en.
Quand on a bien mangé, bien bu... je bois encore.
On sent... qu’est-ce qu’on sent ?... Yseult, je vous adore !
Je suis mari... Vous, moine, il faut prier. Et puis...
”
Source : Wikisource

Portrait de Nina de Callias Nina de Callias,  Feuillets parisiens

“ Son cœur si tourmenté trouvera l’accalmie
Entre sa femme, Yvonne, et Diane, son amie.
Sa voix s’est voilée ; en prononçant ces dernières
paroles, ses yeux se sont mouillés. Elle dit : La duchesse a pleuré, la duchesse a du cœur.
Voilà qui surprendrait Lansac, le chroniqueur ;
Il le raconterait pour sûr dans l’Étincelle ;
Cette chronique-là me plairait moins que celle
Qu’il fit sur mon habit couleur regard-du-roy,
En satin merveilleux, chaque pan très-étroit,
Brodé de vieil argent, d’or et de perles fines,
Ouvrant sur des volants coquillés de malines.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature