Émile Zola,
Thérèse Raquin
(1868)
“ Laurent se savonna, se parfuma le corps avec un flacon d'eau de Cologne, puis il procéda minutieusement à sa toilette. Il voulait être beau. Comme il attachait son faux-col, un faux-col haut et raide, il éprouva une souffrance vive au cou; le bouton du faux-col lui échappait des doigts, il s'impatientait, et il lui semblait que l'étoffe amidonnée lui coupait la chair. Il voulut voir, il leva le menton : alors, il aperçut la morsure de Camille toute rouge; le faux-col avait légèrement écorché la cicatrice. Laurent serra les lèvres et devint pâle ”
