Nicolas Andry de Boisregard

Résumé

Nicolas Andry de Boisregard L’Orthopédie (1741)

Qui est-ce qui s’est jamais imaginé que la main d’un homme pût être si belle ? Y a-t-il quelqu’un qui ait jamais eu dans l’esprit, l’idée de cette sorte de beauté ? La plus belle femme du monde a-t-elle jamais eu une si belle main ? Ce n’est pourtant point une main de femme, c’est-à-dire une main à laquelle on peut donner tant de délicatesse qu’on veut. C’est une main & ce sont des doigts véritablement d’homme par leur figure & par leur grosseur ; cependant on ne vit jamais rien de si beau, & il n’y a personne qui n’en soit enchanté.
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Nicolas Andry de Boisregard L’Orthopédie (1741)

Nôtre Auteur descend ici dans un détail singulier : Il prétend que la tête réprésente le Ciel où réside le Tout-puissant, que les cinq sens réprésentent les Anges qui sont autour du Trône de Dieu ; Que comme les Anges exécutent tout ce que Dieu leur commande, les cinq sens font de même tout ce que la tête exige d’eux ; que le cœur est dans l’homme ce qu’est le Soleil dans l’Univers ; Que comme le Soleil brûle quelquefois la terre par sa chaleur, de même le cœur nous brûle quelquefois, lorsqu’il vient à être enflammé de colere, ou de quelque passion déréglée d’amour.
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Nicolas Andry de Boisregard L’Orthopédie (1741)

Pour ce qui est de la conduite de la nourrice, il veut qu’elle s’abstienne de toute passion d’amour, qu’elle évite le vin, le chagrin & le trop grand travail ; mais qu’elle fasse un exercice moderé, qu’elle se promene dans quelque jardin, avant le repas ; qu’elle travaille dans le ménage ; qu’elle fasse elle-même son lit ; qu’elle paitrisse le pain à force de bras ; qu’elle carde du chanvre & du lin. Que quand elle voudra donner à tetter à son enfant, elle ne lui présente pas les premieres goutes qui sortiront de ses mammelles, & qu’elle prenne garde qu’il ne se gorge de lait.
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