Nicolas Andry de Boisregard

Élements biographiques

Nicolas Andry de Boisregard Traité des aliments de carême

On devoit dire, noïé par l’abondance d’un suc insipide & aqueux : car c’est-là proprement la qualité du suc qui se trouve dans le poisson : le suc veritablement savoureux & moëleux, est celui de la viande : nous en appellons au goût, le meilleur juge qu’on puisse consulter en cette rencontre. Le suc du poisson, continuë l’Anonyme, est de la nature d’une lymphe, ou d’une gelée legerement épaissie, comme seroit celle qui entretient la vie : il est ami de tous les visceres, proportionné à toutes les liqueurs de nôtre corps, analogue aux esprits mêmes.
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Nicolas Andry de Boisregard L’Orthopédie (1741)

Qui est-ce qui s’est jamais imaginé que la main d’un homme pût être si belle ? Y a-t-il quelqu’un qui ait jamais eu dans l’esprit, l’idée de cette sorte de beauté ? La plus belle femme du monde a-t-elle jamais eu une si belle main ? Ce n’est pourtant point une main de femme, c’est-à-dire une main à laquelle on peut donner tant de délicatesse qu’on veut. C’est une main & ce sont des doigts véritablement d’homme par leur figure & par leur grosseur ; cependant on ne vit jamais rien de si beau, & il n’y a personne qui n’en soit enchanté.
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Nicolas Andry de Boisregard De la génération des vers dans le corps de l’homme

Il voulut sans doute braver la mort, lorsque sans craindre la pernicieuse fumée de la pipe, il eut le courage de tirer à pleine haleine, un poison plus dangereux que celui de la ciguë. Disons plutôt qu’il faut avoir un corps autrement fait que celui des autres hommes, pour se croire au-dessus des maux qui sortent de cette boëte de Pandore, par l’émission d’une simple poussiere, ou qui avec la fumée d’une pipe, vont porter leur mortelle impression jusqu’aux endroits du corps les plus reculés. Quels assauts ne souffrent point ceux qui commencent à fumer ?
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