Résumé

Nicolas Andry de Boisregard Réflexions sur l’usage présent de la langue française

« Il y a des Pédans de toutes Robes, de toutes conditions & de tous estats, dit un Auteur célébre de ce temps. Relever des choses basses & petites, faire une vaine montre de sa science, entasser du Grec & du Latin sans jugement, c’est là proprement ce qu’on doit appeler pédanterie. »
On peut ajoûter qu’il y a aussi des Pédans de tout sexe, & que mesme ce vice est beaucoup plus insupportable dans les Dames, parce qu’on sçait bien que leur mérite n’est pas la science.
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Nicolas Andry de Boisregard Réflexions sur l’usage présent de la langue française

Cotterie. M. Ménage dit que cotterie est un mot Bourgeois, & que les habiles gens disent societé, mais il se trompe un peu en cela ; cotterie n’est pas plus un mot Bourgeois que batterie, crierie & une infinité d’autres, qui se disent dans le discours familier. Pour ce qui est de ce qu’il ajoûte, que les habiles gens disent societé, il se trompe encore ; les habiles gens n’auront garde d’aller dire, il est de sa societé, en parlant d’une affaire de néant ; il est de sa cotterie, sera bien meilleur alors.
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Nicolas Andry de Boisregard Réflexions sur l’usage présent de la langue française

Métaphore. C’est une figure qui consiste à transporter des mots de leur signification naturelle dans une autre. Nous avons des métaphores que l’usage a rendu si propres qu’elles ne passent presque pas pour des figures, comme : blesser l’honnesteté, ternir la gloire, flétrir la mémoire de quelqu’un, noircir la réputation, déchirer la réputation, une malice noire, un jour gay, une campagne riante. Nous disons encore : briller dans la conversation, pousser une matiere, pousser les gens à bout
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