Résumé

P. Burggraff Principes de grammaires générale… (1863)

Remarquons aussi que les mots ne sont que des signes de rappel ; ils ne donnent pas d'idées par eux-mêmes ; ils ne font que réveiller dans l'esprit de l'homme l'une ou l'autre idée. C'est sans doute ce caractère des mots, comme signes de rappel, qui est la cause de la clarté et de la parfaite exactitude que nous admirons dans les mathématiques ; parce qu'ici le même mot , n'étant que le signe d'une idée simple , rappelle à tout homme une idée précise, bien limitée, bien déterminée, toujours identique à elle-même.
Source : Gallica

P. Burggraff Principes de grammaires générale… (1863)

Quant à l'élément phonétique ou matériel des Cas, on conçoit sans peine que ces terminaisons ont éprouvé, par leur fréquent usage, tant de changements dans les consonnes et les voyelles, que ce serait peine perdue de vouloir remonter à leur forme primitive, ou seulement à la forme la plus ancienne dans les langues où elles se trouvent encore aujourd'hui. L'usage, tout le monde le sait, altère les mots ; il est pour eux ce que le frottement est pour les étoffes et pour les pièces de monnaie : plus un mot est commun, plus sa forme se dénature à la longue.
Source : Gallica

P. Burggraff Principes de grammaires générale… (1863)

Le génie de la langue latine est, à mon avis, assez bien connu : si les auteurs latins nous paraissent quelquefois se servir assez indifféremment de l'indicatif ou du subjonctif, c'est que le choix du Mode , comme celui du Temps , dépend de la manière dont celui qui parle conçoit sa pensée, et que la même pensée peut être conçue de plusieurs manières, qui parfois sont toutes également naturelles et convenables aux circonstances.
Source : Gallica

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