Pronom personnel

Définition et enjeux

F. Génin,  Lexique comparé de la langue de Molière et des écrivains du XVIIe siècle

“ J’observe que les bons écrivains du XVIIe siècle n’expriment jamais qu’une fois le pronom personnel, quand la tournure de la phrase et l’emploi d’un verbe réfléchi sembleraient, comme ici, exiger qu’il fût exprimé deux fois.
PRONOM RELATIF, séparé de son substantif:
Et j’ai des gens en main que j’emploierai pour vous.
”
Source : Gutenberg

Charles Chalamet,  Questions de grammaire recueillies aux examens de la Sorbonne et de l'Hôtel de ville de 1852 à 1857… (1858)

“ Si être est suivi d'un nom au singulier, on peut répéter ou ne pas répéter le pronom ce. L'euphonie en décide.
« Ce que j'aime à rencontrer dans une jeune fille, est la modestie; ou : c'est la modestie. »
« Ce que je sais le mieux, c'est mon commencement. »
Mais cette répétition de ce est indispensable, et ne reste plus facultative, si le nom qui suit le verbe être est au pluriel, ou si le pronom est un pronom personnel de la première ou de la deuxième personne.
”
Source : Gallica

Lucien de Rudelle,  Grammaire primitive d'une langue commune à tous les peuples… (1858)

“ Le pronom personnel tient la place des noms substantifs de toute sorte. Il marque le sexe masculin ou le féminin à la première ainsi qu'à la seconde personne des deux nombres, selon qu'il représente un individu mâle ou femelle. A la troisième personne seulement, il admet le genre neutre tant au pluriel qu'au singulier.
Le pronom personnel, dans les deux nombres et dans les trois personnes, a deux cas parfaitement distincts : l'un représente le sujet du verbe ou le nominatif ; l'autre, le régime du verbe ou d'une préposition, c'est l'accusatif.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature