Ferdinand Brunot,
La défense de Schirmeck : pièce alsacienne en 5 actes
(1916)
“ EMMA. — L'avenir ?. FRANTZ. — Oui, l'avenir, l'avenir que nous allons faire. Lui seul compte maintenant. Le passé est mort, le passé de défaite et d'esclavage. Mais ensuite, après la victoire, toi, moi, nous tous, nous allons commencer une autre vie. C'est une ère nouvelle qui s'ouvre. Le bonheur nous refera une jeunesse. Promets-moi. MADAME GRANDPIERRE. — Emma ne peut rien te promettre encore, Frantz, ne le lui demande pas. FRANTZ. — C'est vrai. Mais vous, ma tante, voulez-vous au moins me permettre de vous appeler ma mère, comme autrefois ? Ce nom si doux. ”

