Résumé

Henri Delavenne Grammaire de la langue française… (1873)

C'est un père aussi bon que votre père, enfant, Instruisant ses petits à voler dans l'espace, A louer le Seigneur pour chaque jour qui passe, En leur donnant toujours des conseils dans un chant.
Il descend le matin du nid de mousse frêlej Pour prendre un peu de blé qu'il reporte là-haut Pour les faire grandir, puis afin que bientôt Leur cri devienne un chant, et leur duvet une aile.
Le plus petit oiseau, le Seigneur le bénit !
Il lui donne le blé que le moissonneur jette ; Et comme il pense à tout, ce Dieu bon, il émiette Un peu de son amour dans le plus humble nid.
Source : Gallica

Henri Delavenne Grammaire de la langue française… (1873)

Quand vous voyez un nombreux troupeau qui paît tranquillement le thym et le serpolet, ou qui broute dans une prairie une herbe menue et tendre qui échappe à la faux du moissonneur, le berger, soigneux et attentif, est debout auprès de ses brebis; il ne les perd pas de vue, il les suit, il les conduit, il les change de pâturage ; si elles se dispersent, il les rassemble ; si un loup avide paraît, il lâche son chien qui le met en fuite ; il les nourrit, il les défend; l'aurore le trouve déjà en pleine campagne, d'où il ne se retire qu'avec le soleil.
Source : Gallica

Henri Delavenne Grammaire de la langue française… (1873)

Les corbeaux s'abattent dans le champ et déterrent le grain nouvellement semé ; il n'y a pas grand mal s'ils ne sont pas trop nombreux. Mais l'hiver est arrivé ; il gèle pendant la nuit et il dégèle à midi ; la terre, resserrée par le froid, se soulève au soleil, et la jeune plante du blé se déracine. Tout s'est rétabli sous la neige ; un beau temps est venu, et les blés sont d'un vert magnifique.
Lambinet est content, père Antoine hoche la tête; vienne de l'eau qui séjourne sur le sol, et cette verdure jaunira : d'ailleurs, c'est le printemps qui décide.
Source : Gallica

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