Résumé

Lucien Leclair Traité d'analyse grammaticale et logique… (1872)

DU COMPLÉMENT.
Les mots susceptibles de complément sont le nom, l'adjectif, le verbe.
COMPLÉMENT DU NOM.
Le nom qui en complète un autre est généralement lié à celui-ci par la préposition de.
Ex. : Le livre de Pierre, la maison de Paul.
De Pierre, de Paul sont les compléments des mots livre, maison.
Le complément d'un nom peut être un infinitif pris substantivement.
Ex. : La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne.
De donner est le complément de façon.
Quelquefois le nom, au lieu d'être suivi de la préposition de, garde la préposition du verbe d'où il dérive.
Source : Gallica

Lucien Leclair Traité d'analyse grammaticale et logique… (1872)

Le verbe est le mot par lequel on affirme que l'on est ou que l'on fait quelque chose, comme quand je dis : Paris est beau, l'enfant court; est est un verbe, parce qu'il affirme que la qualité de beau convient à Paris; court est un verbe, parce qu'il affirme que l'enfant fait l'action de courir.
Le verbe par excellence c'est le verbe être; on l'appelle verbe substantif. Ce verbe exprime simplement l'existence, et il est toujours séparé de l'adjectif, qu'on nomme attribut.
Source : Gallica

Lucien Leclair Traité d'analyse grammaticale et logique… (1872)

Ex. : Mentir est un péché.
Mentir est sujet de est; c'est comme s'il y avait : le mensonge est un péché.
REMARQUE. A l'impératif, pour trouver le sujet, il faut rétablir le pronom sous-entendu : venez ici, c'est-à-dire vous, venez ici ; vous est sujet de venez. Partons, c'est-à-dire nous, partons; nous est sujet de partons.
Aussi, lorsqu'on adresse la parole à quelqu'un, en prononçant le nom, ce n'est pas le mot mis en apostrophe qui est sujet, c'est le pronom sous-entendu : Pierre, accours, c'est-àdire, toi, accours; c'est toi, et non Pierre qui est sujet de accours.
Source : Gallica

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