Émile Souvestre,
Revue des Deux Mondes
“ Les mariniers surpris se regardèrent. — Que Dieu nous aide ! Les balises ont donc menti ? s’écria le jeune patron, qui se pencha vers le fleuve pour mieux voir. — La balise reste, et le sable marche, fit observer Jacques ; de mon temps, on n’écrivait pas la route du marinier avec des branches de saule, nous savions la lire sur les eaux. À gauche, maintenant ; évitez à gauche ! Ne voyez-vous point l’eau qui tournoie et l’écume qui marque la barre de sable ? Ces signes-là ne sont pas de la main des hommes, ils ne trompent jamais. ”
