Pierre-André de Suffren de Saint-Tropez

Élements biographiques

Pierre-André de Suffren de Saint-Tropez Journal de bord du bailli de Suffren dans l'Inde… (1888)

Voici ce qu'écrivait Suffren à Mme de Seillans, sur le combat de la Praya, dans une lettre datée de l'Ile de France, 5 décembre 1781 : « La Praya pouvait et devait m'immortaliser; j'ai manqué ou l'on m'a fait manquer une occasion unique. Avec mes cinq vaisseaux, je pouvais faire la paix et une paix glorieuse. Point du tout, ce combat est du nombre de ceux qui ne décident rien, qui se perdent dans la foule. L'on est blâmé, on approuve selon les affections, l'envie, le caprice et le hasard. »
Source : Gallica

Pierre-André de Suffren de Saint-Tropez Journal de bord du bailli de Suffren dans l'Inde… (1888)

Il est à craindre que les malheurs d'Europe et d'Amérique n'influent prodigieusement sur notre situation. Une malheurense épidémie qu'à eue la division de M. de Peynier a fait tout manquer. Si je me tire bien de l'Inde, ce sera un grand bonheur. J'étais ici en attendant huit vaisseaux et autant de mille hommes ; arrive un aviso qui m'apprend qu'un convoi pour l'Inde est pris et que l'autre est arrêté par la maladie. En vérité, c'est trop de malheurs à la fois.
Source : Gallica

Pierre-André de Suffren de Saint-Tropez Journal de bord du bailli de Suffren dans l'Inde… (1888)

Nous avons mis notre pavillon. A 4 heures, le général a expédié un canot à la côte avec un officier pour prévenir M. de Peynier de la manœuvre des Anglais, qui paraissaient vouloir se tenir toujours au vent de la baie, — n'ayant jamais été plus au Nord qu'à l'Est; — conséquemment, signal de ne point venir par le large, mais de longer la côte en ralliant l'escadre. A 5 heures, l'escadre anglaise, portant sur nous, paraissait être dans l'intention de nous attaquer. Signal à l'escadre de s'embosser présentant bâbord à l'ennemi et de se préparer au combat.
Source : Gallica

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