Georges de Scudéry,
Arminius ou les Frères ennemis
“ FLAVIAN. Hélas je le confesse ; Je sens pour Segimire, un remords qui me presse : Elle fait en mon âme, un rude et grand effort ; Mais un autre l’emporte, et règne sur mon sort.ARMINIUS. Puisque vous méprisez en votre erreur extrême, La nature, le sang, l’honneur, et l’amour même ; Écoutez la patrie, et dans votre rigueur, Endurez que sa voix, arrive à votre cœur. Elle vous y dira, que vous perdez la gloire ; Que tout vous est honteux, jusques à la victoire ; Qu’elle ne sait encor, si l’on voit en vos mains, Les armes, le salaire, ou les fers des romains ”

