Georges de Scudéry,
L’Amour tyrannique
“ ORMÈNE Seigneur, ces noms sacrés sont gravés en mon âme ; Mais quoi, je suis sa soeur ! TIRIDATE Mais vous êtes ma femme. ORMÈNE La nature me parle, elle a bien du pouvoir. [395] TIRIDATE Contre ce que je suis, rien n'en devrait avoir : ORMÈNE Ce n'est qu'avec respect que je vous sollicite : TIRIDATE La fausse humilité vient d'un coeur hypocrite. ORMÈNE Hélas ! Dois-je oublier... TIRIDATE Tout, pour n'oublier pas Que la rébellion mérite le trépas. [400] ORMÈNE Ha ! Plût au ciel, seigneur, que mon âme affligée Vous parût en l'état où vous l'avez rangée ”
