Claude Boyer, Porus ou la Générosité d’Alexandre
“ ARGIRE, PORUS, ARSACIDE, ORAXÈNE.ARGIRE. Ne lui refuse rien, fais ce qu’elle t’inspire ; La cruelle qu’elle est a soif du sang d’Argire ; Je viens pour te l’offrir, Seigneur, que tardes-tu Déjà de cette main je l’aurais répandu ; Si ne te pouvant montrer mon innocence, Je ne t’avais voulu réserver ta vengeance. PORUS. Va mon honneur la veut devoir à mes efforts ; Et non pas à l’effet de tes lâches remords ; Si tu veux m’obliger, songe à te mieux défendre Appelle à ton secours la valeur d’Alexandre, Je la veux égorger à ses yeux dans ses bras ”
