“ Mars puissant, qui sous ton poids fais plier un char, toi dont la tête est armée d’un casque d’or et le bras d’un bouclier ; dieu magnanime au bras vigoureux, sauveur des cités, divinité cuirassée d’airain, rempart de l’Olympe, père de la Victoire dans une guerre équitable, soutien de Thémis, terreur de tes ennemis, chef des hommes vertueux, roi de la force, qui roules dans les airs un cercle lumineux au milieu des sept planètes, où t’enlèvent sans cesse d’ardens coursiers au-dessus du troisième orbite, exauce mes vœux, ami des héros, source d’une jeunesse audacieuse. ”
Dieu Mars
Définition et enjeux
Citations sur “Dieu Mars”
François de Bigorie de Laschamps, Michel de Montaigne ; par F. Bigorie de Laschamps… (1860)
“ Mars, ce Dieu puissant par les armes, qui préside aux cruels exercices de la guerre, se rejette souvent sur ton sein, dompté qu'il est par la blessure éternelle de l'amour... Absorbé en toi, déesse, il nourrit d'amour ses yeux avides, et, en se renversant, il est, comme suspendu à ta bouche. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Eh bien ! réfléchissant sur tout ce que vous m’avez dit, et malgré toutes les difficultés que le mal répandu sur la terre fait naître dans mon esprit, je m’affermis pourtant dans l’idée qu’un Dieu préside à notre globe. Mais pensez-vous, comme les Grecs, que chaque planète ait le sien ; que Jupiter, Saturne, et Mars, règnent dans les planètes qui portent leur nom, comme les rois d’Égypte, de Perse, et des Indes, règnent chacun dans leur district ? ”
Charles Beltjens,
Vénus et Minerve
“ Et Mars le Dieu cruel qui se plaît aux alarmes, Au bruit des chars fauchant par milliers les humains, Quand passa la Déesse, ébloui par ses charmes, Laissa choir en tremblant les armes de ses mains. ”
Joseph Méry,
Les nuits espagnoles
(1859)
“ Écartez les nuages, s'il vous plaît. — Volontiers, madame. Quand je suis debout au lever de la planète de Mars, il m'arrive toujours un malheur. C'est ma mauvaise étoile. Pour conjurer ce maléfice céleste, je me couche. C'est bien simple. -- Et qui a fait découvrir cette influence de Mars ? — L'observation, madame. Si les hommes étaient observateurs, ils s'éviteraient bien des chagrins en ce monde. Tout malheur, tout accident a une cause physique ou métaphysique. Voilà ce qu'il faut observer. — Ah ! mon Dieu ! vous allez nous rendre l'existence bien laborieuse, monsieur Octave! ”
Xavier Rousselot, L'avenir : poème (1895)
“ Si l'âme le soupçonne et veut s'en approcher, C'est que parmi les cieux elle doit le chercher, Regarder l'Univers et se dire en soi-même : Si ce n'est Dieu, quel est l'architecte suprême Qui mit près du Soleil et Mercure et Vénus, Dans un plus grand lointain construisit Uranus, Mars (que l'homme peut-être avant Cybèle habite) , Traça de Jupiter la spacieuse orbite, Disposa loin de nous Saturne et ses anneaux, Saturne, vieux Protée aux magiques arceaux, Et relégua Neptune au fond de l'étendue, Comme pour effrayer la pensée éperdue ? ”
Thomas Corneille,
Poèmes dramatiques de Thomas Corneille
“ La Fortune sans bandeau ?la fortune Je viens de l’arracher moi-même, Pour voir l’éclat pompeux de ce temple nouveau. Mais d’où vient qu’à l’aspect d’un ouvrage si beau, Le dieu Mars fait paroître une douleur extrême ? mars Puis-je voir sans chagrin, qu’un mortel à mes yeux, Des honneurs qu’on me doit emporte l’avantage ? Je sais bien que LOUIS est un Roi glorieux, En qui mille vertus, par un noble assemblage, Offrent à révérer le plus parfoit Ouvrage Qui jamais ait marqué la puissance des Dieux ; Mais parce qu’il se fait admirer en tous lieux, A-je mérité qu’on m’outrage ? ”
Henri Zozime de Valori, Oeuvres poétiques du marquis de Valori (1830)
“ A Jupiter, pour donner son avis, Le dieu s'adresse, et du bout de sa lance Qui devant lui tombe avec violence, Du vaste Olympe il frappe le parvis; Phébus trembla ; le ciel vit sur sa tête Pâlir les feux dont il est couronné; Et de sa voix, semblable à la tempête, Mars animant l'organe forcené : « Père des dieux et de la race humaine, JI Toi qui régis cet immense univers, » Ne maudis point la flotte lusitaine, » Des Portugais les exploits te sont chers. ”
Jakob Böhme,
De la signature des choses ou De l'engendrement et de la définition de tous les êtres…
(1908)
“ La troisième forme s' appelle Mars ; c' est la propriété ignée où l' impression ne se fait qu' avec une grande angoisse , une faim ardente et consumante . Mais en Jupiter , qui est le libre plaisir du néant , il cause le désir igné amoureux par lequel la liberté tend à s' introduire dans le règne de la Joie . Dans les ténèbres , il est un diable , il est la fureur de Dieu ; dans la lumière , il est un ange joyeux . C' est quand Mars est devenu obscur en Lucifer que celui-ci devint un diable . Ainsi en est -il également de l' homme . ”
Charles Schoebel, Mémoire sur le monothéisme primitif attribué par M. E. Renan à la seule race sémitique… (1860)
“ Le culte du dieu Mars, chez les Latins , les Osques et les Sabins , avait d'ailleurs un caractère conforme à l'idée qu'exprime ce mot ; ce culte était spiritualiste, tel qu'il convient au Dieu unique 3. C'est comme Dieu unique que Mars recevait chez les anciens peuples italiques les prémices des produits de l'année, le ver sacrum, et que son nom ouvrait l'année, en ce qu'on 1 C'est ainsi que chez les Aryas un des noms de la prière : manman était admirablement formé par le radical man (penser) redoublé. ”
Musée central des arts . Notice des tableaux des écoles française et flamande… (1799-1801)
“ Mars , Vénus et l'Amour. Vénus à demi nue et assise sur un lit ; elle s'appuie sur un carquois , et indique à un jeune Amour tenant son arc tendu, où il doit diriger la flèche qu'il est prêt à décocher. A gauche on voit le dieu Mars cuirassé et le casq ue en tête. 94. La Vierge et l'enfant Jésus. On voit au bas du Tableau Saint Pierre et un cardinal en adoration devant elle ; à gauche un Ange indiquant à un donataire qu'il doit lui adresser ses prières. ”
Jean Fleury,
Rabelais et ses oeuvres ; par Jean Fleury…
(1876)
“ Saturne, Mars, Jupiter, ni Vénus, ni le soleil, ni les autres planètes, ni 'les anges, ni les saints, ni les hommes, ni les diables, n'auroiit d'autre influence et puissance que celle que Dieu leur donnera. ”
Jean-Marie Guet, Saint Mars, patron de Bais, archidiocèse de Rennes… (1884)
“ Et me semble que sera bon de ce faire au jour de la feste du dit saint Mars et la porter en procession pour la mortalité qui règne maintenant sur les lieux et faire prier pour nous et devés faire processions générales, et ce faisant, chers et bien aimez, en me recommandant à vos bonnes prières, je prie Dieu que vous ayt en sa garde. ”
Louis Thomassin, La méthode d'étudier et d'enseigner chrétiennement & solidement les lettres humaines par rapport aux lettres divines et aux Écritures… (1681-1682)
“ Il est visible, que ce n'est qu'une genealogie & une societé mo- rale qui fait la Contention sœur de Mars, & lui donne la Terreur & la Fuite pour compagnes. Il n'est peut-estre pas moins visible , que Mars aussi est une Divinité de mesme nature c'est à dire que c'est l'humeur guerriere, ou la fureur de la guerre , representée selon nos manieres, comme une personne vivante , ou intelligente, comme un Dieu , ou comme une Déesse, comme Mars , ou comme Minerve , ôc Bellone ”
Ermitage Impérial, Catalogue de la Galerie des tableaux… (1869-1870)
“ MARS ET VÉNUS. Mars en armure d'or, ayec un manteau rose, est à genoux devant Vénus qui, debout, s'appuie de la main gauche sur l'épaule du dieu. Un Amour lie, aumoyen d'une bandelette rose, le pied gauche de Vénus avec le pied droit de Mars, tandis qu'un autre Amour, debout devant le cheval blanc de Mars, joue avec le glaive d'or du dieu de la guerre. Fond de paysage. ”
Jean-Marie Guet, Saint Mars, patron de Bais, archidiocèse de Rennes… (1884)
“ Si la cloche annonce qu'un prêtre est venu célébrer la sainte Messe et solliciter pour quelqu'infortune la puissante intercession de saint Mars, les villageois voisins quittent leurs travaux pour accourir à la Chapelle. Vrais chrétiens, ils sont heureux de profiter pour euxmêmes de cette grande grâce, l'audition de la sainte Messe ; mais surtout ils veulent mêler leurs prières aux suffrages de l'Eglise, joindre leurs supplications aux supplications de leurs frères pour obtenir de Dieu la grâce demandée par saint Mars. Leur saint n'est-il pas tout puissant ! ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Mais que va-t-il donc créer ce cœur? quelque chose de plus merveilleux que de donner la vie aux morts, dit St Grégoire, quelque chose de plus grand que de créer le ciel et la terre : il crée, lui, ce qui étanchela soif de Dieu lui-même, ce qui calme la faim de Dieu lui-même, il crée le salut des âmes. Il porte aux âmes respect, amour, lumière, joie des choses pures, affections immortelles, honneur, courage pour ce monde, espérance, vie, richesses, joie, bientôt possession pour l'autre, voilà le fruit de l'apostolat, son fruit à lui et qui demeure éternel, parce qu'il est vie. ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Il a vu Dieu, ne lui parlez plus ni des ombres de la beauté qui nous séduisent, ni des promesses et des espérances de la terre qui nous enchantent, il a vu Dieu, il est mort à tout cela. Ce qu'il veut, c'est l'infinie bonté qu'il cherche, qu'il appelle ; c'est l'infinie beauté qu'il veut contempler. Fuyez donc vains bruits de la terre, fuyez pauvres affections qui ne pourraient que me perdre dans de vulgaires écueils et qui tous les jours expirent tristement en vous disant immortelles ! Martin a vu Dieu, Dieu seul voilà son respir, son centre, sa vie ; tout le reste pour lui c'est la mort. ”
Alfred de Vigny,
Poèmes, par M. le comte Alfred de Vigny…
(1829)
“ On le suivait des yeux aux flammes de sa tête, Et, lorsque du grand mont il atteignit le faîte, Lorsque son front perça le nuage de Dieu Qui couronnait d'éclairs la cime du haut lieu, L'encens brûla partout sur les autels de pierre, Et six cent mille Hébreux, courbés dans la poussière, A l'ombre du parfum par le soleil doré, Chantèrent d'une voix le cantique sacré; Et les fils de Lévi, s'élevant sur la foule, Tels qu'un bois de cyprès sur le sable qui roule, Du peuple avec la harpe accompagnant les voix, Dirigeaient vers le ciel l'hymne du Roi des Rois. ”
Charles Clair, La jeunesse de saint Augustin, d'après ses Confessions (1883)
“ C'est ce précepte salutaire qu'ils s'efforcent d'anéantir, les imposteurs qui disent : Il y a dans les astres une influence fatale qui vous contraint au péché. Vénus afait ceci, ou Saturne, ou Mars. — Ainsi, pour innocenter l'homme, chair et sang, orgueilleuse pourriture, on rejette la faute sur le créateur et l'ordonnateur des cieux et des constellations ! Et quel autre est-il que vous, ô Dieu de douceur, source de toute justice, qui render. à chacun selon ses œuvres (3) , et ne mépriser. pas le cœur contrit et humilié (4) ? ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Qu'il est grand le cœur de l'apôtre ! comme saint Paul, - lui aussi peut s'écrier en toute vérité que personne ne souffre ni scandale, ni faiblesse, ni persécution qu'il ne les souffre lui-même ! Qu'il est fort le cœur de l'apôtre ! comme son maître et son Dieu, il attire tout à lui ! Qu'il est infatigable, prodigue, inépuisable, le cœur de l'apôtre ! on dirait que son amour le multiplie, le conduit, le transporte avec plus de rapidité encore que nos chars de feu ! ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Le cœur de notre Dieu enfin, il est charité, amour, ou plutôt tout entier il est amour : s'il crée, l'amour le guide, s'il parle, l'amour l'inspire, et l'Esprit-Saint, l'amour éternel du père et du fils, lui aussi se communiquait à l'homme pour lui donner un cœur qui sent, embrasse, un cœur qui aime, appelle, recherche sans cesse et comme d'instinct le beau, le bon, le parfait, l'infini pour lequel il est fait ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Pour élever un enfant, il faut le cœur, du cœur surtout, et nous sommes ses enfants. La charité, c'est, mes frères, le don gratuit de tout soimême, et Dieu a voulu qu'aucun bien ne se fît à l'homme qu'en l'aimant ; car, dit St Augustin, il faut avant tout que ce soit une œuvre d'amour de paître le troupeau du Seigneur. Mais, depuis qu'un Dieu lui-même s'est fait homme par amour des âmes, l'amour des âmes est devenu une passion qui surpasse toutes les autres : celui qui la possède n'est plus un ami seulement, c'est un père encore, c'est surtout un prêtre. ”
Alfred de Vigny,
Poèmes, par M. le comte Alfred de Vigny…
(1829)
“ Sitôt qu'un Ange a fui l'azur illimité, Coupole de saphirs qu'emplit la Trinité, Il trouve un air moins pur; là passent des nuages, Là tournent des vapeurs, serpentent des orages, Comme une garde agile, et dont la profondeur De l'air que Dieu respire éteint pour nous l'ardeur. ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Regardez : c'est la haine qui dispersait les pierres du sanctuaire, la haine qui vendait à l'encan tout ce qui pouvait rappeler le nom de Martin, la haine qui se hâtait de percer une rue là-même où les saints, les papes, les rois, les reines, toutes les puissances, toutes les illustrations de la terre et du ciel venaient s'agenouiller ; la haine qui aujourd'hui encore et sous nos yeux dispute à Martin ce qu'on accorde toujours au plus humble des mortels : un tombeau entouré sinon de souvenir, d'amour et de gloire, du moins de respect, de silence. Mon Dieu ! mon Dieu ! ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Le cœur de notre Dieu, mes frères, n'est pas vie seulement, il est parole, intelligence, volonté, liberté encore, c'est le Verbe et lui aussi répand de sa plénitude sur le chefd'œuvre né de sa parole ; il l'orne, le pare de liberté, de parole, d'intelligence, et l'homme unira sa voix si faible aux harmonies qui chantent autour de lui, mais lui, lui seul les vivifie, les rend hymne intelligent de voix mortes qu'elles étaient ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ « Ma vie, ma vie, elle est cachée, ensevelie en Dieu ! » Elles ne peuvent plus vivre de la vie ordinaire ; on dirait qu'elles n'ont plus assez des bonheurs et des douleurs du commun ; il leur faut la solitude, le recueillement, le silence pour contempler, savourer tout à l'aise leur Dieu ; il leur faut sortir d'ellesmêmes, se quitter de tous les élans de leur cœur ; il faut qu'elles fassent de toutes ses puissances comme autant de degrés pour monter, s'élever, se jeter et se perdre dans le sein de Dieu. ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Quand un homme, uni au cœur de son Dieu par l'amour le plus fort, est parvenu ainsi à mourir à lui-même, à faire le néant de tout ce qui pouvait l'enchaîner, le captiver sur terre, tanquam nihilum ante te, Dieu qui veut toujours travailler sur le néant, le prend, l'accepte ce néant folie d'amour ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Mais le peuple, lui, voit toujours le cœur parce que toujours il le cherche, l'appelle lors même qu'on l'abuse, qu'on le trompe ; le pauvre peuple a vu le cœur de Martin, il l'a senti palpiter à travers tout ce luxe de mortification, de pauvreté ; dès la première vue, il comprend qu'il faut avoir un cœur bien au-dessus de la terre et de ses vains bruits, un coeur bien près de celui du Dieu des pauvres et pauvre lui-même pour savoir mourir ainsi à soi-même et vivre de sacrifices. ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Martin, avons-nous dit, est apôtre, et qu'est-ce que l'apôtre? Un envoyé., son point de départ, vous l'avez vu, c'est le cœur même de Dieu, foyer d'amour, principe de force : l'apostolat est donc une puissance. Mais je ne connais que deux puissances au monde, la vie et la mort. La vie, c'est l'amour, principe de toute activité, et la mort qui brave la vie. ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ Le Verbe s'est fait homme ! A ce moment-là, ô vocation d'un Dieu s'enchaînant pour obéir à son amour! Dans les splendeurs mêmes de l'éternité, siégeait à la droite du Dieu trois fois saint, non plus seulement le Verbe, la parole incréée qui illumine tout homme venant en ce monde, mais encore la puissance créatrice du Père, mais aussi l'amour éternel de l'Esprit-Saint, se réunissant pour prononcer et exécuter un étonnant et à jamais adorable Faciamus hominem ! Faisons l'homme ! L'homme par excellence, l'homme saint, séparé des pécheurs, plus haut que les cieux, l'homme prêtre, pontife! ”
Alexandre André Mars, Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)
“ La Foi qui transporte les montagnes, c'est la force de Dieu même, elle fait l'apôtre qui crée en Dieu : l'Espérance, c'est la lumière, elle opère la moralisation, la civilisation qui sauve en Jésus-Christ; la Charité enfin c'est l'amour, il donne un père qui élève, sanctifie en l'Es'prit-Saint, et ne sont-ce pas là précisément les trois titres immortels qui rattachent pour toujours nos cœurs à Martin ? ”
V. de Mars, Revue des Deux Mondes
“ Il est impossible, au sortir d’une pareille lutte, de ne point se sentir meilleur ; l’idée du devoir s’agrandit, la discipline prend quelque chose de sacré ; l’affection et le respect s’accroissent pour le chef avec qui l’on a été en péril : on pense à Dieu, à la vie future, et il semble que l’on domine de plus haut les mesquines agitations de ce monde. S’il est dans notre nature que les bonnes impressions ne soient pas de longue durée, celles-là du moins ne s’effacent jamais entièrement, et le patriotisme, la sagesse, la foi religieuse de nos populations maritimes en sont la preuve. ”
