Résumé

Alexandre André Mars Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)

Mais que va-t-il donc créer ce cœur? quelque chose de plus merveilleux que de donner la vie aux morts, dit St Grégoire, quelque chose de plus grand que de créer le ciel et la terre : il crée, lui, ce qui étanchela soif de Dieu lui-même, ce qui calme la faim de Dieu lui-même, il crée le salut des âmes. Il porte aux âmes respect, amour, lumière, joie des choses pures, affections immortelles, honneur, courage pour ce monde, espérance, vie, richesses, joie, bientôt possession pour l'autre, voilà le fruit de l'apostolat, son fruit à lui et qui demeure éternel, parce qu'il est vie.
Source : Gallica

Alexandre André Mars Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)

Remarquez en passant, mes frères, comment ce triple cachet de l'auguste Trinité qui a marqué au front Martin d'une auréole de grandeur, de gloire, de bonté : Foi, Espérance, Amour, comment ce cachet par son rayonnement enfante et produit le caractère vraiment chrétien. La foi en
effet, ne vivant que des choses invisibles, les seules vraies, comme parle l'apptre, méprise ce qui se palpe, se sent, se touche, elle engendre aussitôt cette force, cette énergie, ce courage qu'on appelle jeûne, mortification, l'âme du christianisme et sève de vie qui fait les nations fortes, invincibles.
Source : Gallica

Alexandre André Mars Panégyrique de saint Martin, prononcé dans la chapelle provisoire… (1877)

Regardez : c'est la haine qui dispersait les pierres du sanctuaire, la haine qui vendait à l'encan tout ce qui pouvait rappeler le nom de Martin, la haine qui se hâtait de percer une rue là-même où les saints, les papes, les rois, les reines, toutes les puissances, toutes les illustrations de la terre et du ciel venaient s'agenouiller ; la haine qui aujourd'hui encore et sous nos yeux dispute à Martin ce qu'on accorde toujours au plus humble des mortels : un tombeau entouré sinon de souvenir, d'amour et de gloire, du moins de respect, de silence. Mon Dieu ! mon Dieu !
Source : Gallica

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