Pierre-Hubert-Christophe Siret

Résumé

Pierre-Hubert-Christophe Siret Discours pour la profession de deux religieuses… (1817)

Là, on dispute non des dignités, mais de la charité; non à qui sera le plus grand, mais le plus pieux. Là, placées au milieu d'une société édifiante de jeunes vierges, on ne connoît d'autre affaire que celle du salut, d'autre alliance que celle de Jésus-Christ, d'autres richesses que la pauvreté, d'autre gloire que les opprobres de la croix, d'autres plaisirs que ceux de la bonne conscience, d'autre festin que celui de l'agneau, d'autre pompe que celle de nos autels, d'autres spectacles que ceux de la misère, de la souffrance et de la mort.
Source : Gallica

Pierre-Hubert-Christophe Siret Discours pour la profession de deux religieuses… (1817)

Vous obéirez enfin ; mais vous aurez la consolation ineffable de trouver dans l'obéissance la fin de ces affligeantes incertitudes toujours inséparables d'une volonté maîtresse d'elle-même. Vous n'aurez plus à craindre, comme dans le monde, une multitude d'ordres que dicte le caprice, une fluctuation perpétuelle entre le devoir, et la voix impérieuse de ces hommes qui souvent ne cherchent qu'à désoler la patience de ceux qui leur sont soumis. Si l'obéissance, dit S. Jean-Climaque, est une mort volontaire et le tombeau de la volonté , vous saurez qu'il est plus glorieux d'obéir.
Source : Gallica

Pierre-Hubert-Christophe Siret Discours pour la profession de deux religieuses… (1817)

Toujours heureuse dans ces combats, toujours constante dans sa vocation, toujours fidèle à ses obligations, elle trouve dans ces exercices toute sa félicité; et c'est Dieu, et Dieu seul, qui lui rend au centuple, même dès cette vie, tout ce qu'elle a offert en sacrifice pour suivre Jésus-Christ. C'est Dieu, et Dieu seul, qui récompense si généreusement celle qu'il a conduite lui-même dans sa maison pour la lui montrer comme la porte du ciel.
Source : Gallica

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