Résumé

Le frère Jean-Charles de Sainte-Anne… (1882)

Mais venons enfin au dernier sacrifice, à celui qui complète la vie religieuse, qui en est le fondement, la puissance, l'âme : je veux dire le vœu d'obéissance. Par ce vœu, ce ne sont plus les sens et la convoitise de la chair qui sont crucifiés ; c'est la volonté, ce bien intérieur auquel nous tenons le plus, c'est l'homme tout entier. Terrible sacrifice qui fait frémir d'épouvante notre orgueil, et jette dans le trouble le vieil homme, l'homme du péché, l'enfant de la corruption. Faire vœu d'obéissance, c'est promettre de ne jamais suivre sa volonté, et de faire toujours la volonté d'autrui.
Source : Gallica

Le frère Jean-Charles de Sainte-Anne… (1882)

Il y a un homme flagellé, tué, crucifié, qu'une inénarrable passion ressuscite de la mort et de l'infamie pour le placer dans la gloire d'un amour qui ne défaille jamais, qui trouve en lui la paix, l'honneur, la joie et jusqu'à l'extase. Il y a un homme poursuivi dans son supplice et sa tombe par une inextinguible haine, et qui, demandant des apôtres et des martyrs à toute postérité qui se lève, trouve des apôtres et des martyrs au sein de toutes les générations ! Il y a un homme enfin, et le seul, qui a fondé son amour sur la terre, et cet homme, c'est vous, ô Jésus !
Source : Gallica

Le frère Jean-Charles de Sainte-Anne… (1882)

Richesses de gloire : la gloire suit la vertu, comme l'ombre suit le corps. Avant la rédemption, la pauvreté était en horreur parmi les hommes. Pendant le règne de l'idolâtrie, tout avait été divinisé, excepté la pauvreté. Elle seule n'avait ni adorateurs, ni encens, ni autel. Mais après la
rédemption, sous le règne de la vérité, lorsqu'on a vu un Dieu tout puissant naître d'une femme du peuple, vivre dans la douleur et dans les larmes, souffrir les privations du pauvre, au point de ne pas avoir où reposer sa tête divine, mourir attaché à une croix, dénué de tout, abandonné de tous, ah !
Source : Gallica

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