Le frère Jean-Charles de Sainte-Anne… (1882)
“ Mais venons enfin au dernier sacrifice, à celui qui complète la vie religieuse, qui en est le fondement, la puissance, l'âme : je veux dire le vœu d'obéissance. Par ce vœu, ce ne sont plus les sens et la convoitise de la chair qui sont crucifiés ; c'est la volonté, ce bien intérieur auquel nous tenons le plus, c'est l'homme tout entier. Terrible sacrifice qui fait frémir d'épouvante notre orgueil, et jette dans le trouble le vieil homme, l'homme du péché, l'enfant de la corruption. Faire vœu d'obéissance, c'est promettre de ne jamais suivre sa volonté, et de faire toujours la volonté d'autrui. ”
