Charles Beltjens

Élements biographiques

Portrait de Charles Beltjens Charles Beltjens À Beethoven

Pas de vin assez pur ne croît sur nos collines
Que boiraient sans frémir ses lèvres sibyllines ;
Pas une fleur sans tache où pourrait se poser
Sans l’acre odeur du sang son lumineux baiser,
Et son aile, fuyant nos discordes sans trêves,
Ose à peine la nuit se risquer dans nos rêves.
Mais, évoquée un jour par ton frère Schiller,
Tu la vis de si près passer dans un éclair,
Que le nimbe, où sa gloire à nos yeux se dérobe,
Fit tressaillir ton front au contact de sa robe,
Et que ton cœur ému sous son vol de condor
Se mit à résonner comme une harpe d’or.
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Portrait de Charles Beltjens Charles Beltjens Le Condor captif

C’est tout ce que l’on aime un instant dans la vie,
Qu’on voudrait retenir et qui nous dit adieu !
Aux palais d’Orient c’est la voix des prophètes
Qui sortent du sérail, le cœur épouvanté,
Criant de leur terrasse aux gardes stupéfaites :
Vanité, vanité, tout n’est que vanité !
Alors, à notre tour, d’une âpre inquiétude
L’assaut vient nous saisir, poignant comme un remord,
Nous entendons passer dans notre solitude
Une effroyable voix plus triste que la mort.
Que veux-tu, que veux-tu, toi dont rien sur la terre
N’assouvit les désirs aux cris impérieux ?
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Portrait de Charles Beltjens Charles Beltjens Lamento

Aurait comme un rosier embaumé ton printemps.
Sa racine, en plongeant dans la triste matière,
Eût pompé le secret qui dort au cimetière ;
Sa fleur eût évoqué de set larges parfums
Au fond de ion cerveau les paradis défunts.
L’amour seul peut dompter l’inflexible matière,
Et pomper le secret qui dort au cimetière.
Ayez soin du rosier, quand ses rameaux sont verts ;
Car après le printemps arrivent les hivers !
Il n’est rien d’aussi doux, quand le cœur est morose,
A respirer le soir que le parfum de la rose.
Ayez soin du rosier, quand ses rameaux sont verts
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