Charles Beltjens,
Sonnets à Lamartine
“ Les chiffonniers de l’Art, chargés d’impurs fardeaux, Dans le temple, en hurlant, brocanter leurs scandales ; Mais j’aperçois le Temps, près des tables d’airain, Qui se lève, et d’un coup de son pied souverain Va les mettre dehors, tous ces hideux Vandales ! VI. Dans la coupe terrestre, où notre soif s’abreuve, Quand le sort à flots noirs nous verse le chagrin, Quand le Juge d’en haut de son bras souverain Tord notre impur métal au creuset de l’épreuve ; Lorsque l’eau de nos yeux est la seule qui pleuve Sur notre vie aride où brûle un ciel d’airain. ”
