Heinrich Heine

Élements biographiques

Portrait de Heinrich Heine Heinrich Heine,  Pages choisies de Henri Heine, avec une introduction par Ludovic Roustan (1899)

“ Avec tes beaux yeux tu m'as torturé, torturé ! et tu m'as fait mourir... ma bien-aimée, que veux-tu de plus?
Celui qui aime pour la première fois, lors même qu'on ne l'aime pas, celui-là est un dieu ! Mais celui qui aime pour la seconde fois sans être payé de retour, ce n'est qu'un sot.
Moi, je suis un sot de cette espèce, et j'aime encore sans être aimé. Le soleil, la lune et les étoiles en éclatent de rire; moi, je ris avec eux...et je meurs.
La mort, c'est la nuit fraîche ; la vie, c'est le jour pesant. L'ombre descend, le sommeil me gagne, le jour m'a épuisé de fatigue.
”
Source : Gallica

Portrait de Heinrich Heine Heinrich Heine,  Poëmes et légendes

“ Agenouille toi, douce petite fiancée, agenouille toi près de moi ; — Elle s’agenouille et se penche, ô délicieux bonheur ! elle se penche sur mon cœur, sur ma poitrine qui se gonfle, je la tiens embrassée en frémissant de désir.
Les flots de ses boucles blondes ondulent autour de nous ; contre mon cœur palpite le cœur de la jeune fille ; nos deux cœurs battent de plaisir et de peine et s’envolent au plus haut du ciel.
Nos deux petits cœurs voguent dans une mer de délices, là-haut, dans la sainte demeure de Dieu. Mais, sur nos têtes, l’enfer a mis sa main, comme l’horreur et l’incendie.
”
Source : Wikisource

Portrait de Heinrich Heine Heinrich Heine,  Œuvres de Henri Heine

“ Cœur orgueilleux, c’est toi qui l’as voulu ! Tu voulais être heureux, infiniment heureux ou infiniment misérable, cœur orgueilleux, et te voilà aujourd’hui misérable.
27 Les années viennent et s’en vont, les générations descendent dans la tombe, mais jamais ne passe l’amour que je porte dedans mon cœur.
Je voudrais te voir une seule fois encore, tomber à genoux devant toi, et te dire en succombant : « Madame, je vous aime ! »
28 Je rêvais ; la lune avait un triste regard, les étoiles avaient l’air triste ; mon rêve m’emporta vers la ville où demeure ma bien-aimée, à des centaines de lieues.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature