Heinrich Heine,
Intermezzo lyrique
“ Je marche en tâtonnant, fou d’angoisse et d’effroi. Lorsque la porte enfin dans l’ombre est aperçue Je veux la franchir, — Dieu ! qu’ai-je vu devant moi ! — Ma bien-aimée est là qui m’en défend l’approche, Triste et l’air soucieux ; — un geste de sa main, — Est-ce avertissement, ou bien est-ce reproche ? — Me fait signe et m’exhorte à rebrousser chemin. De ses regards sortait une étrange lumière, Qui soudain fascina mon cœur émerveillé ; Pendant que je tremblais sous leur charme sévère, Et cependant si plein d’amour,... je m’éveillai. ”
