Heinrich Heine

Heinrich Heine

Résumé

Portrait de Heinrich Heine Heinrich Heine Intermezzo lyrique

Je marche en tâtonnant, fou d’angoisse et d’effroi.
Lorsque la porte enfin dans l’ombre est aperçue
Je veux la franchir, — Dieu ! qu’ai-je vu devant moi !
—
Ma bien-aimée est là qui m’en défend l’approche,
Triste et l’air soucieux ; — un geste de sa main,
— Est-ce avertissement, ou bien est-ce reproche ? —
Me fait signe et m’exhorte à rebrousser chemin.
De ses regards sortait une étrange lumière,
Qui soudain fascina mon cœur émerveillé ;
Pendant que je tremblais sous leur charme sévère,
Et cependant si plein d’amour,... je m’éveillai.
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Portrait de Heinrich Heine Heinrich Heine Intermezzo lyrique

Mon amour, quand sera ton cher corps au tombeau
Étendu sur sa couche de glace
Je viendrai, triomphant de la nuit sans flambeau ;
Près de toi m’emparer de ma place.
—
Je te tiens, toi si froide et si pâle, en tremblant,
Et mon âme en extase ravie,
Fou d’amour, je t’embrasse et te presse, exhalant
Mes sanglots, mes baisers et ma vie.
—
Pour la danse macabre, à l’appel de minuit,
Tous les noirs trépassés s’avertissent ;
— Mais qu’importe à nous deux ! nous restons dans la nuit,
Où tes bras amoureux m’engloutissent.
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Portrait de Heinrich Heine Heinrich Heine Intermezzo lyrique

Le bonheur, j’en suis sûr, à jamais m’appartient ;
Oui ! les jours éternels, et les astres eux-mêmes.
Dureront moins longtemps que l’amour dont tu m’aimes.
XIV
Sur les beaux yeux de ma chère mignonne
J’ai composé plus d’un brillant canzone ;
De son front pur célébrant le contour,
Mes fiers tercets du monde ont fait le tour ;
J’ai dit sa joue et ses lèvres vermeilles
En stances d’or qui restent sans pareilles ;
— Pût-elle un cœur joindre à tous ces attraits,
Un beau sonnet sur son cœur je ferais.
XV
Que le monde est aveugle et stupide !
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