Félicien Champsaur,
Lettres d’amour
“ Vous m’avez dit que vous m’aimiez ; vous avez été mon amant, et c’était du fond de mon âme que mes baisers montaient à votre cœur. J’avais mis dans ce roman plus que de la fantaisie et pris pour de l’amour une aventure frivole, qui ne pouvait durer qu’un jour, qu’une nuit. Aujourd’hui, le regret silencieux penche ma tête blonde et ternit l’azur de mes yeux. Si je me suis trompée, si vous pensez à moi, venez, ami, cueillir à ma paupière une larme discrète et fière et me rendre ce délire qui me faisait tout oublier. S’il est trop tard, alors que mon cœur se déchire. L’amour est mort. ”
