Félicien Champsaur,
Lulu, roman clownesque
(1900)
“ Il n'est pas une femme qui accepte mes baisers sans l'arrière-pensée que je m'appelle Mothschild. Je n'ai jamais eu, à vrai dire, ni amis, ni maîtresse!. Estimez-vous, vous, Lulu, qu'à des conditions pareilles, un Mothschild, quand il a une âme intelligente et la faiblesse du sentiment, puisse être heureux ? Ah ! être le Moloch d'autrefois ! mais le Dieu féroce et impassible ! Moi, je voudrais communier avec toute l'humanité. Tout en se rhabillant, la clownesse le contemplait, doucement, et son visage exprimait, à mesure, une pitié étonnée et sincère. ”

