Félicien Champsaur,
Metz en 1870
(1916)
“ Marsan est fier : il a reçu le baptême du feu. Il a eu un tantinet peur, mais il n'a nullement tremblé, et il n'en a pas moins continué à faire son service. Avec tous, il se baissait au sifflement des projectiles : c'est instinctif et très permis, d'ailleurs. Tout le monde les saluait, officiers et soldats. Quant aux réflexions sur la mort, sur les blessures, néant : on n'y pense même pas. Autour de lui, la plupart ont paru avoir les mêmes impressions. D'autres ont cédé, il est vrai, à une peur assez intense. ”
