Eugène Marsan

Eugène Marsan

Résumé

Portrait de Eugène Marsan Eugène Marsan Le nouvel amour (1925)

Je vous ferai voir un jour, dans un récit très bien conduit, de quel visage Mérimée éclata de rire au nez de George Sand.
Je vous ai déjà touché un mot de cette scène, légèrement et par allusion. Vous me dîtes brusquement que je n’étais pas Mérimée. Mais, ni vous Sand, chérie, bien que vous soyez, à coup sûr, plus redoutable.
Je vous ai seulement répliqué que ce n’était pas la question, et par un raisonnement général sur la logique féminine. Je rompais, je me repliais, je cachais mes armes. Il me semble que, contre vous, presque tout est licite.
Source : Gutenberg

Portrait de Eugène Marsan Eugène Marsan Le nouvel amour (1925)

Celle de gauche, la tête un peu lourde, serait encore plus triste qu’elle ne plairait pas moins. Sous le bel œil rêveur, le menton est malheureux, l’épaule un peu serve ou vieillie. Le torse, un beau vase. — Son visage, doucement incliné sur l’épaule, au-dessus du bras qui l’enlace, celle de droite a un air de candeur : et, dans le profil de son jeune corps, une légère courbe à rendre fou. — Mais la plus belle, n’est-ce pas cette blonde, entre elles, qui les tient chastement embrassées, et dont nul ne verra jamais le visage ?
Source : Gutenberg

Portrait de Eugène Marsan Eugène Marsan Le nouvel amour (1925)

Mais il avait vos bras sur lui : la chaleur de votre forme passait par eux, comme si votre sang s’était répandu dans ses propres veines. Il n’a pas ri longtemps.
Par surcroît, vos parents anarchistes vous ont nommée Liberté ! Bigre ! Il n’y a pas de nom de sainte qui ne soit plus aimable.
Vous êtes capable de vous imaginer que je vous méprise. Enfermée que vous êtes dans vos idées comme dans une bouderie, vous devinez mal la tendresse, la sympathie, la charité humaine.
Eve bien renfrognée...
Chacun de nous est si seul au monde ! Il n’y a bonheur que de refermer ses bras sur une autre ombre.
Source : Gutenberg

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