Gustave Droz,
Un bal à l’Hôtel de Ville
“ J’ai vu aussi la plus jolie femme de Paris ; je l’ai vue en cent endroits, à la fois blonde ou brune, petite ou grande ; elle se tient au milieu du salon, sur une chaise, s’il est possible, pour qu’en tournant l’on puisse voir ses épaules. Quand tout le monde est assis on la voit se lever tout à coup pour serrer la main d’une amie qui passe, surtout lorsque l’amie est moins jolie qu’elle. Elle parle continuellement, mais on sent que ses paroles n’ont aucune importance, c’est comme une basse continue qui accompagne son regard. ”
