Alexandre Pouchkine,
L’âme russe, contes choisis
“ « C’est cela qui sera joli, lorsque Ivan va me dire : mais non, monsieur, non seulement il n’y a pas de bouton, mais le nez lui-même est absent. » Mais Ivan répondit : – Il n’y a rien, monsieur, on ne voit aucun bouton sur votre nez. – C’est bon, cela, que le diable m’emporte ! se dit à part soi le major, en faisant claquer ses doigts. En ce moment le barbier Ivan Iakovlievitch passa sa tête par la porte timidement, comme un chat qu’on viendrait de fouetter pour avoir volé du lard. – Dis-moi d’abord : tes mains sont-elles propres ? lui cria Kovaliov en l’apercevant. ”
