Résumé

Portrait de Alfred Delacour Alfred Delacour Ce qui manque aux grisettes : comédie-vaudeville en trois actes (1849)

Quand on est trois, c'est gênant, Et le mot le plus galant, Les propos les plus jolis Y perdent toujours leur prix.
PAUL ET DELPHINE.
Ils nous laissent tous les deux, Et vraiment c'est fort heureux,
* Héloïse, Gerbaut, Paul, Delphine.
C'était notre seul désir, Car pour nous, c'est un plaisir.
Quand on est trois c'est gênant; Et le mot le plus galant, Les propos les plus jolis Y perdent toujours leur prix.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Delacour Alfred Delacour Ce qui manque aux grisettes : comédie-vaudeville en trois actes (1849)

PAUL.
Que voulez-vous dire ?
DELPHINE.
Ce procès. cet argent.
PAUL.
Qui vous a dit?.. (Il regarde Héloïse qui baisse la tête.) Pardonnez-moi. Delphine. Eh bien !
oui. je l'avoue. Au moment de me séparer de vous, je n'ai pu supporter la pensée de vous laisler seule, sans appui, sans ressources. vous étiez ruinée. votre délicatesse vous avait fait refuser ce que je croyais pouvoir vous offrir.
je n'ai pas réfléchi.
DELPHINE.
Et vous m'avez perdue.
PAUL.
La misère m'effrayait pour vous.
DELPHINE.
La misère. et que m'importait? La misère du moins n'est pas la honte.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Delacour Alfred Delacour Ce qui manque aux grisettes : comédie-vaudeville en trois actes (1849)

Eh bien ! je ne te le cache pas, cette pensée me poursuit. je la sens là comme un remords. Il me semble que j'ai brisé ton bonheur.
DELPHINE.
Mais, au contraire.
PAUL.
Compromis ton avenir. que sans moi tu aurais été plus heureuse.
DELPHINE.
Oh! jamais.
PAUL.
Que te dirai-je enfin? mon cœur me répète chaque jour que j'ai des torts, des torts immenses à réparer. Le monde est souvent injuste pour la pauvre fille comme toi. on la condamne sans lui tendre la main; on l'abandonne quand elle souffre.
Elle peut se trouver sans appui, sans soutien.
Source : Gallica

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