Résumé

Louis Lacour de La Pijardière Grand monde et salons politiques de Paris après la Terreur… (1860)

A la bonne heure, si l'un d'eux eût pu tenir maison ouverte; mais c'étaient tous pauvres diables travaillant pour leur pain. Rappelonsnous que salon ne signifiait pas comme aujourd'hui étalage de quelques bougies sur quelques tables chargées de cartes ou de livres ; mais bien souper copieux, abondant en vins recherchés, et luxe à l'avenant, excellent recruteur d'amis.
Quant à ceux que nous nommons salons du monde, les traitants et une infinité de grands seigneurs les représentaient, et pour habitués cette nuée de plats valets et de parasites, clientèle affamée de la fortune et de la grandeur.
Source : Gallica

Louis Lacour de La Pijardière Grand monde et salons politiques de Paris après la Terreur… (1860)

Trop faible pour anéantir la corruption, au moins fut-il assez fort pour se défendre contre elle.
Laissons de côté la ruse et l'avidité d'un Reybell, le stupide apparat d'un Barras et ses folies sans nom ; oublions sa bêtise, ses nuits de débauches, ses parades insolentes, son jeu désordonné, ses tables surchargées, sa domesticité princière, ses équipages, pour honorer cette modestie, cette sobriété, cette probité de tels et tels autres directeurs bien intentionnés. Chacun d'eux avait sa société, où régnait
le ton simple et bourgeois de la ville.
Source : Gallica

Louis Lacour de La Pijardière Grand monde et salons politiques de Paris après la Terreur… (1860)

Un jour, Mme Raguet (un type d'élégance ! ) achète trente perruques blondes ; le même jour, Mme Tallien s'en procure un même nombre et de même couleur. Une autre fois, Mme Hamelin (la beauté dans toute sa fraîcheur) simplifie un peu son costume, et c'est beaucoup dire; Mroe Tallien ose davantage. elle le supprime ou à peu près : on la vit un soir la poitrine demi-nue et les seins englobés dans une rivière de diamants ! « On ne
peut être plus richement déshabillée !. » dit Talleyrand, et des flatteurs avisèrent cette gasconnade : « La rivière n'a plus d'éclat, c'est un cartouche ! »
Source : Gallica

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