Louis Lacour de La Pijardière, Grand monde et salons politiques de Paris après la Terreur… (1860)
“ A la bonne heure, si l'un d'eux eût pu tenir maison ouverte; mais c'étaient tous pauvres diables travaillant pour leur pain. Rappelonsnous que salon ne signifiait pas comme aujourd'hui étalage de quelques bougies sur quelques tables chargées de cartes ou de livres ; mais bien souper copieux, abondant en vins recherchés, et luxe à l'avenant, excellent recruteur d'amis. Quant à ceux que nous nommons salons du monde, les traitants et une infinité de grands seigneurs les représentaient, et pour habitués cette nuée de plats valets et de parasites, clientèle affamée de la fortune et de la grandeur. ”
