Théodore Giberton

Résumé

Théodore Giberton Louis. Tome 1 (1831)

Il ne te manque qu'un peu de hardiesse; je t'assure que la plupart des personnes qu'on rencontre dans le monde, sont loin d'avoir le même mérite que toi.
— Tu crois donc que Sainte Blanc, par exemple, n'est pas mille fois plus aimable, plus spirituel que moi ?
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— Tu en vaux mille comme Saint-Blanc, mon cher ami !
— Tout le monde ne pense pas comme toi, Victor, ton amitié t'aveugle sur mon compte ; je suis sûr que si l'on consultait mademoiselle Soulanges, madame Soulanges elle-même, elles souriraient de pitié de voir comparer le timide Louis à l'aimable, au spirituel Saint-Blanc.
Source : Gallica

Théodore Giberton Louis. Tome 1 (1831)

Tous deux rentrèrent, et le reste de la soirée se passa sans qu'il y eut rien de remarquable. Louis s'était réfugié dans le salon auprès des joueurs de piquet, et personne ne pensa à venir le distraire des réflexions auxquelles il se livra tout à son aise. Une ou deux fois seulement, M. Banet lui adressa la parole; mais s'apercevant que son auditeur répondait souvent de travers, il le regarda comme un profane, indigné de causer avec un honnête homme, et il finit par diriger ses batteries d'un autre côté.
Source : Gallica

Théodore Giberton Louis. Tome 1 (1831)

Laissons-les au café de la ville se reposer des fatigues de la soirée, et rire des bons mots de M. Vial, en faisant mousser leur bière, assis en rond autour d'une table à dessus de marbre, et pénétrons un moment dans l'intérieur de la maison de madame Banet, où doit se trouver réunie la haute société de Tours.
Source : Gallica

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